Matthias est l’un des pères fondateurs de Spreadshirt. Il a rejoint l’entreprise comme partenaire en 2002 parce qu’il cherchait des t-shirts pour son site « Dotcomtod ». Depuis, il a participé au développement de Spreadshirt. Michel l’a interviewé pour nous dévoiler le mystère de sa personne.

Où es-tu né ?
A Hennigsdorf, une petite ville au nord de Berlin en 1968.
Y-a-quoi à Henningsdorf ?
Je dois admettre que ce n’est pas une des villes les plus touristiques. A moins que les touristes soient intéressés par les grosses machines car il y a un grand nombre de fabriques de locomotives et de métros Berlinois.
Parle-nous de ton parcours ?
J’ai étudié la technologie informatique et la philosophie à Berlin et Dresde.
Pourquoi la philosophie?
Je suis fan de Friedrich Nietzsche. Il a combiné une licence d’art avec une hardie recherche de la vérité.
Quel était le sujet de ta thèse ?
La suppression de sources sonores parasites, c’est-à-dire, comment atténuer ou supprimer les sons parasites stationnaires (radio, télévision…)
Cela a du sens pour la protection de l’environnement. Et qu’as-tu fait après ?
J’ai rejoins l’équipe Siemens pour un interminable et ennuyeux stage. Quand j’ai quitté l’entreprise, je me suis investi dans plusieurs projets personnels, incluant un système de profils qui permettait d’interagir avec les gens de son voisinage, par exemple pour trouver un partenaire aux échecs. Je me suis aussi essayé à des projets d’import-export. A la fin des années 90, j’ai rejoins Combox, un fournisseur d’accès à Internet. Ils n’étaient pas mauvais mais ils ont échoué en restant concentrés sur les produits existants plutôt que sur le développement de solutions individuelles. L’étape suivante fut Llynch Meta Median, une société spécialisée en CRM. Je reste convaincu que c’est essentiel de constituer une base de données clients à des fins marketing.
Quand la nouvelle économie c’est effondrée en 2000, tu as créé un petit service appelé la mort du point com ou Dotcomtod. De quoi s’agissait-il ?
Et bien, nous avons essayé de garder nos lecteurs informés sur les dernières évolutions négatives de la nouvelle économie.
Un peu cynique…
Je ne pense pas. Ce n’était pas notre objectif de faire dans la plaisanterie. Nous fournissions plutôt des informations utiles aux personnes à la recherche de nouveaux employés. Les utilisateurs du site allaient du service de livraison de pizza aux managers. Je gérais le site mais je n’ai pas contribué à son contenu.
Dotcomtod a été l’un des premiers partenaires de Spreadshirt.
Le septième pour être précis. Je suis immédiatement tombé amoureux du concept. A l’époque l’informatique était un peu instable : après 127 ventes le système a totalement crashé et je me suis proposé d’arranger tout ça.
Ça semble avoir payé…
Nous avons complètement restructuré la plateforme informatique et développé de nouveaux marchés. Aujourd’hui encore des améliorations sont à apporter. La prochaine étape est l’amélioration du système de recherche sur le Marketplace.
Cafepress existait avant Spreadshirt. Spreadshirt a-t-il inventé quelque chose ?
La plateforme Designer est un outil qui a été copié par la concurrence.
L’histoire de Spreadshirt est une série de succès. Quels sont les erreurs ?
Nous devrions donner plus d’importance aux « products managers ». Trop souvent nous nous mêlons de leurs affaires.
En ce moment il y a beaucoup de controverses à propos de l’éthique concernant les motifs. Quel est ton opinion à ce propos ?
J’ai du mal à tolérer la bêtise, mais je peux accepter tous les points de vue argumentés.
As-tu des loisirs ?
J’ai beaucoup lu dans ma jeunesse d’ouvrage de science fiction (Lem et Stugatzi) et de la littérature professionnelle… Mais je me rends de plus en plus compte qu’il est difficile d’influencer un homme d’âge mur. Je veux utiliser mes propres ressources, créer mes propres trucs. Occasionnellement j’écris des textes scientifiques. Concernant la musique j’écoute tout entre Beethoven et Hendrix. Plus récemment j’ai découvert le « kick-ass ». Sinon j’aime faire du jogging et du windsurf.
Que font tes parents ?
Ils sont tous les deux professeurs d’art, et mon frère est designer. Peut-être que j’essaierais de peindre un de ces jours.
Quel est ton film préféré ?
J’ai été impressionné par Funny Games. C’est une saga cruelle qui torture votre sens de la justice mais qui démontre aussi le principe de l’espérance.
Quel est ta devise ?
Ne vous rendez pas indispensable pour rester prêt à prendre de nouveaux chemins.
Merci pour cette interview, qui est le prochain ?
David de la compta. Je voudrais comprendre la magie des chiffres.





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